Louisiana French Oral Literature: An Overview

By Barry Jean Ancelet


In the past, Louisiana French oral literature has been studied simply for its reflection of French and African cultural origins. In these terms, the search for traditional tales became little more than a search for Old World vestiges. This was certainly due in part to the linguistic particularity of the area as well as to past trends in folklore scholarship which placed a premium on the discovery of long, European-style fairy tales as collected by the Grimms in Germany, or of animal tales as found in the literary versions of Joel Chandler Harris' Uncle Remus stories. Alcée Fortier's almost exclusive emphasis on the animal tales among New Orleans black Creoles in his landmark. 1890s works stressed the Louisiana/Africa connection. In the 1920s and 30s, Calvin Claudel and Corinne Saucier sought fairy tales and numbskull tales in an attempt to demonstrate the Louisiana/France connection. Like her predecessors, Elizabeth Brandon collected material in the 1940s which focused on the Louisiana/France connection, though she did record other tale genres in a quest for thoroughness. The connections exist; however, to present only the stories which justify them blurs the image of Louisiana French oral literature unnecessarily.

Ben Guiné with Barry Jean Ancelet. Photo: Caroline Ancelet.

Louisiana is not simply a French or African cultural outpost. Richard M. Dorson points out in Buying the Wind: Regional Folklore in the United States that "distinctively French elements are not as conspicuous as might be expected in the Cajun folklore."1 The fact is that the Cajuns and Creoles of Louisiana have less connection to France and Africa and more connection to North America (where they have spent the last three centuries) than idealists like to admit. While it is true that interesting parallels can be drawn between the Old World and Louisiana, the other, quite active aspects of Louisiana French folklore should not be neglected.

The repertoire of oral literature in French Louisiana can be divided into vestiges and active oral entertainment. The first category includes animal tales and fairy tales (marchen), often the only genres represented in past scholarship. These folktales are usually part of the passive repertoire of Louisiana French storytellers. They lack currency and are often heard only by the likes of a persistent folklorist who might ask for them specifically. They are, nevertheless, an important and respected part of French Louisiana's folklore heritage. Tellers of these tales are invariably revered as bearers of tradition, and the tales are immediately recognized as research finds.

Although there are many fables which cast animals as characters in Louisiana, the most popular animal tales are the Bouqui and Lapin cycle. These tales have origins in the French fabliaux, but their most stunning origins are African. The name of the foil character Bouqui (Bouki) means hyena in the Oualof dialect of Senegal, where that animal is cast in the same role opposite the more clever hare. Bouqui and Lapin have counterparts in West Indian (Bouki, Malice or Anansi and Lapin or Rabbit) and Black American (Brer Fox and Brer Rabbit) traditions. The following tale is a variant of type 47a The Fox Hangs by his Teeth to the Horse's Tail2 often told to explain the origin of the harelip (the hare laughs so hard a this duped victim that he splits his lip). This type seems to be especially popular in the black tradition, with versions reported from Africa, the West Indies and the South.


Tiens bien, Bouqui
(Martin Latiolais; Catahoula)

French Version

Tu vois, il y à un joke pour Bouki et Lapin aussi . . . .

Ils étaient à la chasse dans le bois. Et, ça fait, ils ont vu un ours après dormir, couché après dormir.

Ça fait, Lapin (il bluffait tout ie temps Bouki, tu vois!), il dit à Bouki, "Attrape sa queue!"

Ça fait, Bouki à parti, en peu de temps, il approchait l'Ours. Il á fait un tour après la queue. Ca à reveillé l'Ours, il y à pas de doute.

L'Ours à parti avec.

Lapin était à côté, il disait, "Tiens bien, Bouki! Tiens bien, Bouki!"

Il dit, "Comment tu veux moi je tiens bien, mes quatre pattes, ils touchent par terre!"

D'après moi, l'Ours était après courir manière vite. Bouki, il touchait pas par terre!

English Version

There was a story about Bouki and Lapin . . . . They were hunting in the woods when they came upon à sleeping bear. Lapin convinced Bouki to catch the bear by the tail. When he did the bear awoke and ran off with Bouki hanging on by the tail, Lapin laughed, saying "Hold him, Boukil Hold him!"

"How should I hold him'" retorted Bouki, "My feet aren't touching the ground!"


Fairy tales, though rare, are always impressive when encountered in the field. They often show clear connections to European tradition, mentioning kings and castles, yet are invariably adapted to the Louisiana experience. In this tale, a variant of type 513 B The Land and Water Ship, a typically French and Franco-American hero Jean l'Ours, is aided by his marvelous companions to eventually win the hand of the princess and the riches of the kingdom. He proves to be a gracious winner, giving the king his special possessions in return. Reported by the Grimms (Nos. 71 and 134), this tale is popular in French and Franco-American tradition. In Africa, it is told with animal characters.


Jean l'Ours el la fille du Roi
(Elby Deshôtéls; Rydell)

French Version

Je suis surement pas un conteur de contes, mais j'ai appris des contes, quand j'étais petit avec mon père et ma mère. Et mon papa, c'était un chanteur et c'était un raconteur de contes, son nom, c'ëtait Marcelus Deshôtéls. Et dans ce temps-ça, ils aviont pas beaucoup des affaires à faire d'autre chose que d'assir et conter des contes. Et moi, j'ai appris une partie des contes.

Et il y à un conte il contait, c'était pour Jean L'Ours et la fille du Roi. Le Roi était beaucoup, beaucoup riche. Il était millionaire un tas de fois. Et il était beaucoup jaloux. Il avait une belle fille. Elle avait des grands cheveux jaunes, et les yeux bleus. Et il quittait pas personne parler avec sa fille. Et il avait tout le temps dit qu'il aurait fallu que quelqu'un la gagne pour la marier.

Et il y avait un jeune homme, son nom, c'était Jean L'Ours. Et il à déménagé au ras de chez le roi un jour. Et Jean l'Ours avait beaucoup de la capacité. Et il était beaucoup glorieux de ça il avait. Il avait les plus beaux cochons il y avait. Tout ça Jean l'Ours avait, c'était le meilleur. Et il croyait qu'il avait le meilleur coureur il y avait.

Et dans son organisation, il avait le Grand Coureur, le Grand Tireur, le Grand Souffleur, et le Grand Crieur . . . et le Bon Attendeur, il attendant beaucoup bien.

Ça se fait, un jour la fille du roi à été; elle s'est baignée. Il y avait un beau lac, et elle allait les après-midi, elle s'est baignée. Et Jean l'Ours approchait, et il à tiré des pierres après.

Elle lui dit, "Jean L'Ours je connais c'est toi qu'es là. "Mais," elle dit, "si mon père t'attrape, il va couper ton cou!"

Il dit, "Je suis venu ici, la fille du roi, pour te demander pour me marier." Il dit, "Je t'ai pas jamais vue, mais, je connais que t'es réellement une belle fille." il dit, "je veux te marier."

"Bien, mais, tu peux pas me marier. Je peux pas me marier, autrement que mon père me dit que tu m'as gagnée." Et elle dit, "si tu veux prendre des chances, peut-être tu pourrais me marier."

Ça se fait, un jour, il y à eu un encan de cochons, et le roi à arrivé avec une belle bande de cochons. Et il à commence à dire comment ses cochons étaient beaux, et comment ils estiont gros, ils estiont ci, ils estiont ça. Et Jean L'Ours lui à dit, "Mon roi, c'est pas des beaux cochons que vous avez." Il dit, "Vous devriez voir les miens."

Ça se fait, il l'a invité, et le roi à été, et surement ceux à Jean L'Ours étaient un tas plus beaux que les siens.

Et un jour, il a rejoint le roi dans le bois, il était à la chasse. Et Jean l'Ours avait tué deux gros cheuvreuils. Et le roi avait pas de rien. Il avait pas tué rien. Il dit à le roi, "Si t'aurais des chiens de chasse, des taiäux comme ça moi j'ai, tu pourrais tuer un cheuvreuil."

Le roi dit, "j'ai les meilleurs taiäux il y a qui chassent."

Ça se fait, Jean l'Ours a laché ses taiäux, et dans peu de temps, ils ont remené un cheuvreuil, et ils l'ont tué. Et il dit à le roi, "J'aimerais marier ta fille."

Le roi dit, "Jean l'Ours, tu peux pas marier ma fille. Ça prendrait des mille et des millions de piastres, et des bijouteries, et tout ça qu'il y aurait dans le monde, pour ma fille.

Jean l'Ours, il dit à le roi, "Je vas te parier que mon coureur peut courir plus vite que le tien." Et le roi avait le plus beau coureur, le plus vite il y avait, il pouvait courir vite comme le vent; c'était un grand sauvage.

Ça se fait, un jour, ils ont eu un rendez-vous. Ils ont fait un rendez-vous et Jean l'Ours avait amené tous ses hommes avec lui. Il fallait ça court cinq cents miles.

Ça se fait, Jean l'Ours avait son Grand Coureur, et le roi avait son Grand Sauvage.

Ça se fait, quand le pistolet a craqué, le grand sauvage a parti loin devant le coureur à Jean l'Ours. Et dans l'après-midi tard, ils ont vu le sauvage qu'était après revenir et ça voyait pas l'homme à Jean l'Ours.

Ça se fait, Jean l'Ours a appelé son Bon Attendeur. Il lui dit, "Mets ta tété sur la terre, peut-être tu vas l'attendre, il est peut-être après dormir."

Ça se fait, le Bon Attendeur a mis sa tété par terre. Il dit, "Je peux pas 1'attendre. Il y à trop de train." Il dit, "L'herbe est après élever." Ça se fait, il à été dans le brule, ayou il y avait pas d'herbe. Il à mis sa tété, il dit, "Je l'attends, il est après ronfler."

Ça se fait, il à dit à Bon Tireur, "Grimpe dans la tété du grand pin, et vois si tu peux le voir."

Ça se fait, il à grimpe dans le grand pin; il l'a vu. Il avait sa tété dessus un noeud de bois gras. Et il a pris sa mire, il était au dessus de deux cents miles. Il a pris sa bonne mire avec sa grande carabine, il a tiré et il a ôté le noeud de bois gras dessous la tété du Grand Coureur.

Et le Grand Crieur, il a crié, "Le sauvage est après venir si vitement. C'est l'heure, faut tu viens."

Et l'homme à Jean l'Ours à parti pour courir, mais il avait soit Bon Souffleur avec lui. Avant le sauvage a arrivá, il dit à Bon Souffleur, "Ecoute, tu pourrais pas nous souffler une mer," il dit, "quelque chose pour l'arréter?"

Il dit, "Well, il est assez au ras," il dit, "faudra je souffle juste dedans une narine parce que il y aura un tremblement de terre et," il dit, "je vas tout tuer tout le monde il y aura alentour d'icitte." Ça se fait, il à mis son doigt sur un bord de son nez et il a soufflé dans une narine, et ça fait une crevasse qu'avait des mille de pieds de creux. Et les pierres et tout ça, ça tombait.

Il dit à son Grand Souffleur, "Resouffle," il dit, "une petite orange, un oragan, pour l'empêcher d'arriver."

En même temps, le Grand Coureur à Jean l'Ours a cassé la ligne, ils estiont moins qu'un demi-pouce de difference mais il avait gagné.

Ça se fait, Jean l'Ours était planté. La fille du roi, elle est venue, elle s'est envoyée dedans ses bras. Elle dit, "Jean l'Ours, tu m'as gagnée. Je suis pour toi. T'as tout mon amour."

Ça se fait, le roi il à dit, "Jean l'Ours, faudra tu viens avec moi à la maison." Il dit, "J'ai des choses je veux te donner." Ça se fait, il l'a amené dans sa maison. Et il l'a amené dans une grande chambre qu'il y avait beaucoup, beaucoup des valises tout le tour de la chambre. Et il a ouvert ces valises, et ils estiont pleins des bijouteries: des diamants, des rubies, et tout ça que tu peux t'imaginer qui valait des millions et des millions de piastres. Il dit, "Jean l'Ours, je te donne ça." Et il dit, "je te donne mon castle." Et il dit, "Je te donne tout ce que j'ai; c'est pour toi."

Et Jean l'Ours, il a dit, "Je vous remercie pour ça que vous m'a donne; mais," il dit, "j'ai quelque chose que je veux vous donner, moi aussitte." Ça se fait, il lui a donné ses chiens. Il lui a donné ses boeufs. Il lui a donné ses cochons. Et il lui a donné une grosse rivière pour lui pêcher dedans. Et Jean l'Ours avait la fille du roi.

Ça c'est la finission du conte à Jean l'Ours et la fille du roi.

English Version

I'm no storyteller, but I learned a few from my father and mother. And there's one he used to tell about Jean l'Ours and the king's daughter.

The king was very rich and very jealous. He had a beautiful daughter with long blond hair arid blue eyes. No one was allowed to speak to her and she would marry only if she were won.

There was a young man named Jean l'Ours who came to live in the kingdom. He was gifted and proud of all that was his for he had only the best. Among his friends were the Great Runner, the Great Shooter, the Great Blower, the Great Shouter and the Great Listener.

One day, while the king's daughter was bathing in a beautiful lake, Jean l'Ours came and attracted her attention by throwing stones into the water. She said, "Jean l'Ours, I know you, but you should beware for if my father catches you here, he will cut your throat."

He said, "I've come to ask you to marry me. Although I've never seen you, I know of your beauty and I want to marry you." "I cannot marry," she answered, "unless my hand is won. If you wish, you may try your luck."

So, one day, the king brought his pigs to market, boasting of them greatly. Jean l'Ours told him that his pigs were finer and showed him. The king was forced to admit that those of Jean l'Ours were better than his own.

Another day, Jean l'Ours and the king met in the forest. They were hunting deer. Jean l'Ours had killed a large deer, but the king had none. Jean said, "If you had dogs like mine, you might kill a deer."

The king answered, "I have the best hounds available in the land." Jean l'Ours released his dogs and in no time at all, they returned with a beautiful deer which they killed.

Jean l'Ours said to the king, "I want to ask for your daughter's hand." The king answered, "Jean l'Ours, you cannot marry my daughter. That would take millions of dollars and jewels . . . more than you could possibly have."

Jean l'Ours said, "I'll bet that my runner can beat your runner in a race." The king was thought to have the greatest runner in the land, a Great Indian who ran like the wind. So they arranged a race which would cover 500 miles.

At the crack of the starting pistol, the Great Indian ran off far ahead of the Great Runner of Jean l'Ours. Late that afternoon, they could see the Great Indian coming in the distance but the Great Runner could not be seen.

Jean l'Ours called his Great Listener to put his ear to the ground to locate him by sound. "I can't hear him," said the Great Listener, "for all the noise of the grass growing." So he went in a clear spot and listened. "I hear him; he's snoring."

Jean l'Ours said to his Great Shooter, "Climb to the top of that tall pine and look for him." The Great Shooter climbed the pine tree and saw the Great Runner sleeping on a pine knot. He carefully took aim with his long rifle and shot the pine knot from under his head about 200 miles away.

The Great Shooter then shouted, "The Great Indian is coming fast. It's time to run," and the Great Runner began running.

Then Jean l'Ours told the Great Blower to blow a hole between the Great Runner and the finish line. The Great Blower put a finger on his nose to cover one nostril so as to prevent creating an earthquake, and blew a large crevice before the runners. As they crossed the finish line, there was less than half an inch between them, but the Great Runner had won.

So, the king's daughter ran to Jean l'Ours, saying "You have won me, I give you all my love."

The king took Jean l'Ours home with him and gave him his money and jewels. He gave him his castle and all he had. Jean L'Ours accepted graciously, and gave the king his dogs, his pigs and a beautiful river to fish in, in return. And Jean L'Ours took the king's daughter.


When Corinne Saucier concluded her introduction to Folk Tales from French Louisiana with the statement that the collection of thirty-three stories was small but "representative . . . of our Southern Louisiana form of oral literature known as folklore, a heritage that is disappearing in our mechanized age,"3 she was thinking of oral literature in narrow terms. The Louisiana/Old World connection, so important to past Louisiana French folklore scholarship, may now be fading, but oral tradition in general certainly is not. It has evolved, following the American trend, in the direction of the shorter joke form and the lie or tall tale which falls into the second category-active oral entertainment. Tellers of these stories are not always revered; more often, they are taken for granted even tolerated, and their stories considered nonsense Yet these are the modern jesters who provide their community with important social needs: laughter within their own contexts and self-criticisms through humor. Their tales occur naturally and spontaneously, without solicitation' and even despite protests. They thrive in bars and barbershops, outside church services and service stations, at wakes and cake sales, wherever people gather. If these genres are included in the description of Louisiana French oral literature, then the folklore of the region is in no danger of disappearing. On the contrary, the Cajuns and Creoles esteem and encourage good tellers and "liars." One can hardly avoid hearing, in groups of two or more French-speakers, "t'as entendu le conte pour. . ." ("Have you heard the one about...").

One of the most popular characters in Louisiana French joke-lore is the small, but clever trickster who succeeds in extracting himself from difficult situations by means of his wit and ruse, always taking care to avoid a direct confrontation. In this tale, involving motifs J 613 "Wise fear of the weak" and J 814.4 "Flattery of the wicked to escape death at his hands," the hero prudently gets over his anger when he finds himself faced with an adversary much larger than he expected.


La jument verte
(Felix Richard; Cankton)

French Version

Ils m'ont dit à Church Pointe, il y avait arrivé, des années passés, c'est comme je te dis, il y avait du monde là qui avait des coeurs.

Et il y avait un bougre, un vieux garçon. Il avait jamais essayé à sortir, parce que son père, il continuait à l'écharlanter.

"Ecoute, garçon, t'aurais un gôut d'aller au bal, et t'aurais un gôut de rencontrer des filles, peut-être te choisir une fille pour ta femme, mais," il dit, "écoute, c'est pas tout ça, non. T'as pour avoir assez de quoi quand tu vas te recontrer une dame, en tous cas tu te décides de te marier peut-être pas longtemps après. "Il dit, "Quoi c'est que tu vas soigner cette femme-là avec? T'as pour avoir de quoi pour avoir une femme. T'as pour avoir un cheval et un boggué, ca c'est sûr, et," il dit, "t'as pour avoir de l'argent. Ça fait, tu peux pas aller te marier avec les poches vides."

Ça fait, lui, il a écouté son père et il était derrière pour se faire de l'argent. Il pouvait pas rentrer sa recolte assez vite. C'était mettre ça à la banque et puis il la comptait souvent. Et un de ces jours, il allait venir à en avoir assez, et il pourrait aller au bal.

Ça fait, il était rendu vieux garçon. Encore dans le temps l'argent était rare. Il pouvait pas s'en trouver un tas. Il travaillait tout ça il pouvait, sur tous les côtés. Quand il avait pas d'ouvrage chez lui, il travaillait à faire des fossés, et le diable et ses cornes.

Ça fait, un bon jour, il y a quelqu'un de se partners qui dit, "Ecoute voir.. Moi, je crois t'es après manquer le show." Il dit, "Quand tu vas t'apercevoir, t'es après écouter ton papa-là, c'est bon. Oh! C'est une belle chose. C'est rare les enfants qui écoutent leur père, d'une certaine manière, aussi bien que ça. Mais écoute. Il y a une limité dans cette affaire. "Mais," il dit, "tout à l'heure, tu connais quoi ce qui va arriver? Tu seras rendu trop vieux, quand tu vas aller au bal, c'est des jeunes filles qui restent-là." ll dit, "Les vieilles sont toutes parties, il y a quelqu' un qui les a pris. Ça fait, toutes celles-là qui seront là seront un tas plus jeune que toi. Quelle c'est tu crois qui voudra toi? Tu seras trop vieux, tu pourras pas t'en trouver une. Ça fait," il dit, "écoute. Avant tu manques le bateau, tu ferais mieux venir au bal, et puis c'est comme ça que tu vas trouver une femme."

Ça fait, lui, naturellement, il était pas comme ces jeunes petits bougres-là qui allaient au bal sur en ride ou quelque chose comme ça. Lui, il avait son boggué neuf. Et puis, il avait une belle bêtaille noire. Ça sortait pas de l'écurie, cette affaire.

Ça fait qu'il a décidé d'aller au bal là-bas à la Pointe. Il a été bonne heure, juste après le soleil couché. Ça fait, il y avait un poteau de lumiére dehors qui était allumé. Et il a figuré, "Well, je vas mettre mon boggué la, et ma bêtaille en bas de la lumiére-là. Ça fait, je suis sûr, il y a rien qui va les toucher. Il y a des constables ici. Aller mettre mon boggué dans le noir là-bas, eux peut massacrer mon boggué. Quelqu'un peut couper le top ou . . ." tu connais.

Ça fait, pour être sûr que rien arrive, il l'amarre au poteau ayoù la lumiére était. Ça fait, quelqu'un est arrivè, ils ont vu cette belle bêtaille et ce beau boggué. Ils avaient jamais vu ça, tu connais. Il y en avait des bons boggués, mais ça avait pas le boggué, pas comme lui. Bougre-là, un petit brin de poussière et il faulait il le lave.

Ça fait, tout à l'heure, il s'avait amené une toupette, tu connais, dans le bas du boggué. Dans le temps, c'était du moonshine et tu pouvais pas boire ça dans la salie, pas proche. Et il avait chaud dans la salle. Il était après avoir un bon temps. Ça fait, il décidé il aurait été dehors et puis se ramasser un petit coup de ce moonshine il avait, et puis voir à sa bétaille et son boggué.

Il arrive là-bas. Eux avaient peint sa jument verte avec de la peinture. Non mais, monde, monde, monde! Quand il à vu ça, Ça l'a foutu en feu, tu vois.

Ça fait, il revient dans la salle. Il monte sur la table de musiciens. Il arête la musique. Il lève ses deux mains en l'air. Il à commence à annoncer qu'il pouvait pas voir dans le monde qui dans le tonnerre qu'avait fait ce qu'ils avaient fait avec sa bêtaille, drette là à bic-à-blanc en bas de la lumiére. Il dit que quelqu'un a venu peindre sa bêtaille vert.

Il dit, "Qui-ce aurait fait ça?" Et puis, il se cognait l'estomac, tu connais, comme s'il avait devenu un taureau tout de coup.

Tout à l'heure, il s'en vient un bougre en travers de la salle qui avait la chemise déboutonnée avec le jabot grand ouvert, avec les culottes qui étaient après pendre un peu bas et il avait le mouchoir juste manière enfoncé dans sa poche. Il veint au ras de la table de musiciens-là. Il avait son estomac plein de crins, tu comprends. Il se cogne dans l'estomac comme ça.

Il dit, "C'est moi le boulé qui à peint la jument," il dit; "Quoi ce que t'as pour dire pour ça?"

"Mais," il dit, "j'ai venu pour te dire qu'elle est sèque, elle est parée pour une seconde couche."

English Version

Years ago near Church Point, people were tough. There was one fellow who had never gone courting because his father always warned him to be fully prepared before trying to meet a girl who might become his wife. So he worked hard to make money, put off going out to the dance, and soon found himself an aging bachelor.

One day, a friend told him that he could not put off courting too much longer or soon he would be too old to find a wife. So he needed to go to the dance that Saturday night, but not without concern for his fancy buggy and shiny black mare, because of the practical jokers. He went to the dance at the Point and tied his horse and buggy under the outside light to ward off would be tricksters. No one failed to notice the beautiful new horse and buggy just outside the door.

Later, when he went outside to get a drink of whiskey and to check on his precious horse and buggy, he was shocked to find that the horse had been spray-painted green. He stormed back into the dance hall, climbed up on the musicians table, stopped the music and began shouting that he wanted to know who could have done such a dirty trick as to paint his horse green, that he wanted to meet with this person for he had something to tell him. a large fellow with chest hair showing through his unbuttoned shirt, with low-slung pants and a handkerchief stuffed in one pocket, came forward and said, "I'm the one who painted your mare, what do you have to say?"

"Oh," the other replied, "just that the first coat is dry and she's ready for the second."


Sometimes the joke is much quicker, based on a clever or absurd retort.


Les oeufs craqués
(Adley Gaudet; Bayou Pigeon)

French Version

Il y avait une femme dans Lafayette. Elle a été à la grocerie. Elle dit à Monsieur Viator, elle lui à demandé voir combien est-ce qu'il vendait ses oeufs.

Il dit, "Trente-cinq sous la douzaine pour les bons, mais, "il dit, "les massacrés, ceux-là qui sont craqués, c'est vingt-cinq sous la douzaine," Elle dit, "comment ça serait de m'en craquer trois ou quatre douzaines?"

English Version

There was a woman who went to the grocery store and asked how much the eggs cost. The owner answered, "Thirty-five cents a dozen, except for the cracked eggs which are only twenty-five cents."

"Then how about cracking me three or four dozen?" she retorted.


The tall tale tradition is very popular in French Louisiana. When Revon Reed once pointed out to a group of visiting French journalists that Cajuns were "artistic liars he was not referring to their mendacity but to their penchant for le conte fort, the whopper. Tall tales are perhaps most interesting when competition develops between several tellers who try to see which of them can most deftly stretch the limits. Indeed, there are even stories concerning this competition. This tale, a variant of type 1960 D The Great Cabbage, is an excellent example.


La pomme de choux et la chaudière
(Stanislaus Faul; Cankton)

French Version

Une fois, il y avait deux camarades, mais il y en a un, il était menteur, menteur, menteur, mais ça s'adonnait bien. Ça fait, le grand menteur, il a été au Texas, lui. Et il s'avait convenu, il aurait été rester au Texas.

Ça fait, il dit à l'autre, il dit, "Viens avec moi, allons rester au Texas. Il y a de la bonne terre là-bas. Il y a moyen de faire des récoltes, ça fait drôle."

"Oh," l'autre dit, "non, moi je fais ma vie ici. Moi je veux pas aller là-bas. Je vas m'ennuyer, "il dit, "je pourras pas rester."

"Oh non," il dit, "tu t'ennuyeras pas," il dit, "c'est des belles places." Enfin, il dit, "Moi, je suis gone rester."

"Mais," il dit, "Va. Si c'est bon, plus tard, je vas peut-être aller."

Ça fait, le bougre a été. Il a démenagé là-bas. Dans l'année d'après, il a revenu faire une promenade par ici. Il a emprunté un cheval pour lui ride. Il a passé en avant de chez I'autre bougre, et son camarade était après rabourer. Il arrive.

Il dit, "Pourquoi t'es après graffigner toujours la vieille terre?"

"Ah bien," il dit, je suis après faire ma vie."

Il dit, "Tu viens là-bas au Texas, c'est la. Il y à de la bonne terre."

Mais il dit, "Comment, quoi c'est vous autres fait?"

Il dit, "Ecoute. Je vas te dire une chose." Il dit, "Il y a un homme, il a fait une pomme de choux," il dit. "Il a cent tétés de mou ton, et les cent moutons vont se coucher à l'ombre en bas de cette grosse pomme de choux." L'homme lui dit, "Mais, c'est sur une belle pomme, je m'imagine."

Ça fait, le bougre a continué à reconter toutes sortes des affaires, tu connais, comment il avait vu, quoi il avait entendu...Un bout de temps; mais là, c'est que c'était rendu à midi. L'homme voulait s'en aller dîner, lâcher pour aller dîner.

Le bougre lui dit, "Moi, depuis je suis gone," il dit, "quoi t'as vu de nouveau?"

Mais il dit, "J'ai vu cinquante-z-hommes après faire un chaudière. "Il faulait (dans ce temps la, tu connais, il faulait ça cogne, ça visse ça.) Il dit, "avec chacun un marteau, assez loin à loin qu'un entendait pas l'autre cogner."

"Oh,' mais il dit, "Quoi ils voulont foutre avec cette chaudière?"

Mais il dit, "Cuire ta pomme de choux."

Ça lui a donné la chance d'aller dîner.

English Version

Once there were two friends. One was quite a stretcher of the truth, but they got along famously. Then the liar moved to Texas. He tried to get his partner to go with him, but the other said that he was comfortable in Louisiana. The liar told him of the great crops raised in Texas but the other declined still saying that he might decide to go if all was as good as the other claimed.

A year later, the liar returned with wonderful news of Texas. He went to see his friend.

"Why are you still scratching that same poor old ground?" he asked.

"Just happy to make a living."

"Come to Texas. There's wonderful soil there. One man grew a head of cabbage so big that one hundred sheep were able to escape the rain under its leaves.

The liar continued to tell marvelous stories of the greatness of Texas. He finally asked his friend what news since his departure.

"I saw fifty men making a large kettle, each riveting with a hammer, and they were so far apart that none could hear the blows of the others."

"What in the world did they want to do with such a large kettle."

"Cook your cabbage," his friend snapped back.


Also included in the active oral literature category are the legendary and personal experience stories of the region. These genres are often situational in that the legends and stories are stimulated by an event or passing remark. Sometimes, reference to a particular legend is limited to a single, summary comment which provokes an appropriate image among those present who understand the reference without a developed explanation. Occasionally, for newcomers, outsiders and folklorists an indulgent individual becomes storyteller to relate the whole legend. A fragmentary allusion is thus enlarged to become a piece of oral literature.

Easily the most popular legendary stories concern the discovery of buried treasure and the unusual and/or supernatural phenomena which accompany attempts to unearth it. Taboos and spirits abound in this tale which as usual, ends with the treasure seekers abandoning their project m the face of overwhelming spiritual activity.


Le contrôleur
(Leonard Gauthreaux; Cecelia)

French Version

J'ai été rencontrer un vieux homme à Marrero, et il m'a conté une histoire. Il a été chercher pour un trésor avec d'autres hommes. Et il avait un contrôleur qu'avait amené une bible pour controler les spirits. Et quand ils arrivaient à la place, ils ont vu un gros cheval s'en venir à travers du bois avec un homme dessus, et quand il a descendu, c'était plus un homme qu'était sur le cheval, c'était un chien. Et il dit, le chien a venu se frotter sur ses jambes. Il dit, il grognait. Il dit, le chien, il connaît le chien était après le toucher, mais il sentait pas á rien. C'est comme si c'était juste du vent. Et il dit, ils sont tous sauvés, il à perdu son chapeau et ses lunettes et il a tout déchiré son linge. Et le contrôleur à jamais vu sa bible après ça.

English Version

A man went treasure-hunting with some friends and they took along a Spirit controller with a Bible in case they encountered any ghosts. When they came upon the treasure, they saw a man on horseback riding toward them, when the man dismounted; he turned into a dog and came up to them growling to rub himself on their legs. When he touched them, they felt only a wind. They all ran off including one man who lost his hat and tore his pants and the Spirit controller who lost his Bible in the excitement.


Often ignored for its supposed lack of traditional pedigree, the personal experience story deserves a place in a description of Louisiana French oral literature. The original incident is related, expanded, polished and embellished to become a full-blown story, with a beginning, climax, denouement and end. Historical truth becomes less important than psychological truth in the mind of the teller. These stories are often masterpieces of oral literature, frequently requested by an eager audience of family members and friends who delight in hearing them told and retold. They become tales in form and function, if not in origin. The following tale concerns the common practice on the Louisiana frontier of ruffians taking over a dance hall for their amusement on Saturday nights. This same story, told invariably "for cash," is said to have happened in a multitude of country dance hall throughout South Louisiana.


Victor et Arthur essaient de casser le bal
(Adley Gaudet; Bayou Pigeon)

French Version

Vieux Victor Vaughn était un batailleur, tu sais, c'était un bon batailleur. Il était connu, vieux Victor Vaughn, et un des cousins à Pap, vieux Arthur Gaudet. Ils ont été pour casser un bal un soir.

Le cousin à Pap dit à vieux Victor, "Vic, allons casser le bal à soir."

Il dit "All right!"

Il y avait un jeune homme et il était petit. Il avait juste à peu prés cinq pieds, vieux Jake Mayeux. Et ça, c'est correct, ouais. C'est un joke dans une manière, mais c'est vrai.

Il dit, "Vic, moi je vas rentrer en dedans-là, et toi, mets-toi à la fenêtre en dehors et compte-les." El dit, "Moi je va les passer en dehors."

Ça fait, vieux Jake s'en vient en dansant. Il l'attrape par le col et par la ceinture.

"Boy," il dit, "c'est pas rien pour passer vieux Jake en travers." Jake pesait à peu près quatre-vingt dix livres, tu sais. Il le passe en travers la fenêtre. Il tombe dehors.

Vic dit, "Un!"

Boy, il y à quatre ou cinq qui lui ont tombé dessus, l'autre. Lui, il était grand, Arthur Gaudet. Ills l'ont sacré à travers de la fenêtre. Il tombe en dehors.

Vic dit, "Deux!"

"Euh, euh. . .Vic!" il dit, "Compte pas ça icitte, c'est moi!"

English Version

Old Victor Vaughn was a well-known fighter. And he and cousin Arthur Gaudet went out to break up a dance one night. They went into the dance hall and Arthur said to Victor, "You stand by the window and count them as I throw them out."

Little Jake Mayeux came by dancing and Arthur grabbed him and threw him out the window. But Jake only weighed ninety pounds.

"One," said Victor.

Then four or five fellows fell upon Arthur and threw him out the window.

'Two," said Victor.

"No, Vic," said Arthur, "don't count this one. It's me."


It should be clear from these representative examples collected since 1974 that oral literature is alive and well in French Louisiana. Devolutionary theories which predict the disintegration of folklore usually are formulated in terms of a static view of folk culture. If Louisiana French folklore is considered in terms of its natural organic changes, a more accurate account of it can be made. To be sure, early scholars of Louisiana folklore were working within the current trends of the discipline before the more recent developments in contextual and performance approaches. It remains true, however, that the limited view of folktales they took with them to the field exacted little more than the animal and fairy tales specifically requested. The interpretation of this waning resource inadvertently produced a distorted picture of Louisiana French oral literature and prematurely rang its death knell. In the spirit of Mark Twain who once said, "The rumors of my demise are greatly exaggerated," a wider, more open-ended approach shows the tradition still quite rich and healthy right into the 1980s.


References Cited

1. Richard M. Dorson, Buying the Wind: Regional Folklore in the United States (Chicago and London; University of Chicago Press, 1964), p. 231.

2. All type and motif numbers throughout refer to the standard references: Antti Aarne and Stith Thompson, The Types of the Folktale, revised (Helsinki: Folklore Fellows Communications No 184, 1961); and Stith Thompson, Motif-Index of Folk Literature (Helsinki: Folklore Fellows Communications, Nos. 106-9, 116-17, 1932-36); revised ed. Copenhagen and Bloomington, 1955-1958.

3. Corinne Saucier, Folk Tales from French Louisiana. Baton Rouge: Claitor's Publishing Division, 1972), p. 15.

Barry Ancelet is a folklorist in the Modern Languages Department at University of Louisiana at Lafayette where he teaches French and folklore. This article was originally published in Louisiana Tapestry: Ethnicity in St. Landry Parish published by the USL Center for Louisiana Studies in 1983.